Les agriculteurs, charretiers et éleveurs , principalement morvandiaux et en grande majorité de Nièvre et de Saône-et-Loire dès la fin des années 1880 partaient environ 6 mois à pieds au printemps et revenaient traditionnellement en automne à la “Saint Martin” avec leur paire de boeufs (parfois 2 paires).
Des boeufs “rouges” de la race “barrée” dont il ne doit plus guère exister de spécimen à l’heure actuelle – les derniers boeufs des “galvachers” étaient des Salers.
Les “galvachers” : pas trace du nom semble-t-il dans les dictionnaires récents sans doute “gardien de vaches” – à vérifier – se louaient avec leurs boeufs pour des travaux de force, essentiellement le débardage du bois dans des forêts à forte déclivité à l’aide de “siars” (chars longs).
Les derniers représentants de la galvache furent surtout actifs jusque dans les années 1950 en particulier dans le “Haut Folin”.
Victime des tracteurs et des nouvelles sources d’énergie, la profession a disparu.
Lorsqu’ils travaillaient en groupe, les galvachers encourageaient leurs boeufs avec un chant patoisant appelé “le tiaulage”.
Note : certains vieux joueurs de vielle interprétaient encore “la bourrée des galvachers”, la musique n’en a sûrement jamais été écrite (tradition orale).
Chaque galvacher avait dans sa poche un couteau typique “le galvacher” qui, outre une lame principale large et légèrement recourbée, possédait un tire-bouchon et une alène – poinçon qui servait beaucoup à percer les harnais.
Ce fameux couteau est toujours commercialisé dans l’autunois.
“La couine”, devenu d’ailleurs sédentaire, fut probablement l’un des derniers galvachers.
Article de Jean-René Suzeau – septembre 2007
Bonjour de Rolande Suzeau, fille d’Henri Suzeau dit “ménager”.
Passe le bonjour à Gérard Suzeau, mon cousin.