La “Couine ”, sans doute le dernier des “galvachers”

Les agriculteurs, charretiers et éleveurs , principalement morvandiaux et en grande majorité de Nièvre et de Saône-et-Loire dès la fin des années 1880 partaient environ 6 mois à pieds au printemps et revenaient traditionnellement en automne à la « Saint Martin » avec leur paire de boeufs (parfois 2 paires).

Des boeufs « rouges » de la race « barrée » dont il ne doit plus guère exister de spécimen à l’heure actuelle – les derniers boeufs des « galvachers » étaient des Salers.

Les « galvachers » : pas trace du nom semble-t-il dans les dictionnaires récents sans doute « gardien de vaches » – à vérifier – se louaient avec leurs boeufs pour des travaux de force, essentiellement le débardage du bois dans des forêts à forte déclivité à l’aide de « siars » (chars longs).

Les derniers représentants de la galvache furent surtout actifs jusque dans les années 1950 en particulier dans le « Haut Folin ».
Victime des tracteurs et des nouvelles sources d’énergie, la profession a disparu.

Lorsqu’ils travaillaient en groupe, les galvachers encourageaient leurs boeufs avec un chant patoisant appelé « le tiaulage ».

Note : certains vieux joueurs de vielle interprétaient encore “la bourrée des galvachers », la musique n’en a sûrement jamais été écrite (tradition orale).

Chaque galvacher avait dans sa poche un couteau typique « le galvacher » qui, outre une lame principale large et légèrement recourbée, possédait un tire-bouchon et une alène – poinçon qui servait beaucoup à percer les harnais.

Ce fameux couteau est toujours commercialisé dans l’autunois.

« La couine”, devenu d’ailleurs sédentaire, fut probablement l’un des derniers galvachers.

Article de Jean-René Suzeau – septembre 2007

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Le « Vieux Pa »

Pierre Pauchard était né en 1852, il est décédé en 1931.

Cet homme vivait à Villechaise, dans l’actuelle maison d’Elisabeth Duvernoy (la grand-mère d’Elisabeth, prénommée Marie elle-aussi, était une des soeurs de Pierre Pauchard).

Pierre est resté veuf assez tôt – en 1891, à 39 ans.

Il était surnommé le “Vieux Pa”.

Si l’on suit les données généalogiques en lien sur le blog (merci Annie), ce « Vieux Pa » avait un lien de filiation avec Etienne Doreau, petit garçon auquel son père – Pierre Doreau – s’adresse en 1914

Lorsque Pierre Doreau évoque un “Vieux Pa”, il peut évoquer cet ancêtre commun – Pierre Pauchard, alors âgé de plus de 60 ans et grand oncle d’Etienne…

En effet, la mère d’Etienne – Lazarette, était sa nièce ; elle n’avait pas 30 ans en 1914 (Lazarette, fille de Jeanne Pauchard, née en 1849, et soeur de Pierre Pauchard).

Article de Ghislaine Marceau – août 2007

Le vieux Louis – dit « La couine »

Louis Martin, de Villechaise, dit « le vieux Louis » avait des boeufs fameux.

Il était par ailleurs surnommé « la couine ».

Divers témoignages convergent : Louis Martin aurait été surnommé ainsi à la suite d’une mésaventure.

Jeune – probablement enfant – il aurait voulu passer par une buse, dans un fossé, et se serait retrouvé coincé pour de bon.

Dans l’attente des secours qui mirent sans doute un certain temps à venir il aurait beaucoup « couiné »…

Inauguration d’un monument dédié à Jacques-Gabriel Bulliot – 20 septembre 1903

Le 20 septembre 1903, la fête sur le Beuvray.

Il y a une foule énorme, qui se presse autour d’un monument élevé à la gloire de Jacques-Gabriel Bulliot, à l’initiative de la Société Eduenne.

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Après la grand-messe célébrée à la chapelle Saint-Martin, invités et curieux se regroupent autour de la stèle, avant d’aller participer au grand banquet qui va clôturer cette belle journée d’été.

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Source (texte) : Mystérieux Mont Beuvray, Hubert Verneret, Les annales des pays Nivernais, Camosine n°123.

Les foires et la fête du mont Beuvray

La fête du mont Beuvray a été instituée dans les années 1920, à l’initiative de l’Association des amis du Beuvray, elle a lieu le deuxième dimanche de juillet.

Les foires du Beuvray – d’origine médiévale (du XIIIe au XIXe siècle) – se tenaient chaque année le premier mercredi de mai.
Un document datant du XVIe siècle – dû à Guy Coquille – indique qu’on en parle depuis toujours.
C’est la persistance et la force de cette tradition qui ont contribué à convaincre Jacques-Gabriel Bulliot, au XIXe siècle, que le mont Beuvray était bien le site de l’antique Bibracte, capitale des Éduens.

Voir, à ce sujet, la page de Roland Niaux : « Pays d’Art et d’Histoire du Mont Beuvray »

Sources :
Anne-Marie Romero, « Bibracte, archéologie d’une ville gauloise », CAE européen Mont-Beuvray
Hubert Verneret, « Mystérieux Mont Beuvray », Les Annales des pays Nivernais, Camosine n°123
Roland Niaux, « Pays d’Art et d’Histoire du Mont Beuvray ».

École des soeurs, à propos d’Hortense Marceau

Les documents n° 00706 et 00707 nous ont été confiés par Christian Lemaître, qui les avait trouvés chez sa tante Hortense Marceau à Glux.

Hortense Marceau, cabaretière à Glux, est née en 1887, et aurait fréquenté « l’école de soeurs ».

On peut supposer que si ces photos se trouvaient chez elle, c’est qu’elle y figurait parmi les enfants.

Si c’est le cas, on peut en déduire la plage chronologique dans laquelle ces documents peuvent s’inscrire : les enfants ayant probablement entre 6 et 13 ans.

En ce qui concerne Hortens Marceau, cela signifie – si elle est sur ces photos – que ces clichés ont été pris entre 1893 et 1900.

 

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À suivre : prochainement, des comparaisons et des rapprochements
(réalisés par Ghislaine Marceau)
pour essayer d’identifier des personnes sur ces documents, dont Hortense Marceau