00015 – Ferrage des boeufs, sur le travail des Blanchot – années 50

00015-054 — Ferrage des bœufs, sur le travail des Blanchot - années 1950

Cette photo a été prise par un touriste qui l’a envoyée ensuite aux Blanchots.

François Blanchot s’est installé à son compte en 1890 en tant que maréchal ferrant.

Ce sont les boeufs du vieux Louis (surnommé « La couine ») : “Barré” et “Courtin”.

Commentaires de Marie-Florence Lottin, Bernard Blanchot

39e Fête des Myrtilles

La 39e Fête des myrtilles

aura lieu les

2 et 3 août 2008

La totalité des recettes de la 39e Fête des myrtilles

sera versée à la Fondation du Patrimoine

pour la fin des travaux de réhabilitation

de l’église de Glux-en-Glenne

J’ai fait la guerre, j’ai dû tirer, mais je n’ai jamais visé un homme…

Dans sa compagnie, on l’appelait « le vieux Pierre ».

Pierre Duvernoy a fait sept ans et quarante cinq jours de guerre et de service militaire, il fut soldat, brancardier, tambour…

Il parlait du chemin des Dames, de Verdun, de Douaumont et des tranchées… dix huit mois sans coucher dans un lit…

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Il disait : « J’ai fait la guerre, j’ai dû tirer, mais je n’ai jamais visé un homme… ».
Il n’a jamais voulu de grades, il fut blessé…

Aimé et respecté de tous, il détesta la guerre toute sa vie.

 

La “Couine ”, sans doute le dernier des “galvachers”

Les agriculteurs, charretiers et éleveurs , principalement morvandiaux et en grande majorité de Nièvre et de Saône-et-Loire dès la fin des années 1880 partaient environ 6 mois à pieds au printemps et revenaient traditionnellement en automne à la « Saint Martin » avec leur paire de boeufs (parfois 2 paires).

Des boeufs « rouges » de la race « barrée » dont il ne doit plus guère exister de spécimen à l’heure actuelle – les derniers boeufs des « galvachers » étaient des Salers.

Les « galvachers » : pas trace du nom semble-t-il dans les dictionnaires récents sans doute « gardien de vaches » – à vérifier – se louaient avec leurs boeufs pour des travaux de force, essentiellement le débardage du bois dans des forêts à forte déclivité à l’aide de « siars » (chars longs).

Les derniers représentants de la galvache furent surtout actifs jusque dans les années 1950 en particulier dans le « Haut Folin ».
Victime des tracteurs et des nouvelles sources d’énergie, la profession a disparu.

Lorsqu’ils travaillaient en groupe, les galvachers encourageaient leurs boeufs avec un chant patoisant appelé « le tiaulage ».

Note : certains vieux joueurs de vielle interprétaient encore “la bourrée des galvachers », la musique n’en a sûrement jamais été écrite (tradition orale).

Chaque galvacher avait dans sa poche un couteau typique « le galvacher » qui, outre une lame principale large et légèrement recourbée, possédait un tire-bouchon et une alène – poinçon qui servait beaucoup à percer les harnais.

Ce fameux couteau est toujours commercialisé dans l’autunois.

« La couine”, devenu d’ailleurs sédentaire, fut probablement l’un des derniers galvachers.

Article de Jean-René Suzeau – septembre 2007

Le « Vieux Pa »

Pierre Pauchard était né en 1852, il est décédé en 1931.

Cet homme vivait à Villechaise, dans l’actuelle maison d’Elisabeth Duvernoy (la grand-mère d’Elisabeth, prénommée Marie elle-aussi, était une des soeurs de Pierre Pauchard).

Pierre est resté veuf assez tôt – en 1891, à 39 ans.

Il était surnommé le “Vieux Pa”.

Si l’on suit les données généalogiques en lien sur le blog (merci Annie), ce « Vieux Pa » avait un lien de filiation avec Etienne Doreau, petit garçon auquel son père – Pierre Doreau – s’adresse en 1914

Lorsque Pierre Doreau évoque un “Vieux Pa”, il peut évoquer cet ancêtre commun – Pierre Pauchard, alors âgé de plus de 60 ans et grand oncle d’Etienne…

En effet, la mère d’Etienne – Lazarette, était sa nièce ; elle n’avait pas 30 ans en 1914 (Lazarette, fille de Jeanne Pauchard, née en 1849, et soeur de Pierre Pauchard).

Article de Ghislaine Marceau – août 2007

Inauguration d’un monument dédié à Jacques-Gabriel Bulliot – 20 septembre 1903

Le 20 septembre 1903, la fête sur le Beuvray.

Il y a une foule énorme, qui se presse autour d’un monument élevé à la gloire de Jacques-Gabriel Bulliot, à l’initiative de la Société Eduenne.

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Après la grand-messe célébrée à la chapelle Saint-Martin, invités et curieux se regroupent autour de la stèle, avant d’aller participer au grand banquet qui va clôturer cette belle journée d’été.

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Source (texte) : Mystérieux Mont Beuvray, Hubert Verneret, Les annales des pays Nivernais, Camosine n°123.

Les foires et la fête du mont Beuvray

La fête du mont Beuvray a été instituée dans les années 1920, à l’initiative de l’Association des amis du Beuvray, elle a lieu le deuxième dimanche de juillet.

Les foires du Beuvray – d’origine médiévale (du XIIIe au XIXe siècle) – se tenaient chaque année le premier mercredi de mai.
Un document datant du XVIe siècle – dû à Guy Coquille – indique qu’on en parle depuis toujours.
C’est la persistance et la force de cette tradition qui ont contribué à convaincre Jacques-Gabriel Bulliot, au XIXe siècle, que le mont Beuvray était bien le site de l’antique Bibracte, capitale des Éduens.

Voir, à ce sujet, la page de Roland Niaux : « Pays d’Art et d’Histoire du Mont Beuvray »

Sources :
Anne-Marie Romero, « Bibracte, archéologie d’une ville gauloise », CAE européen Mont-Beuvray
Hubert Verneret, « Mystérieux Mont Beuvray », Les Annales des pays Nivernais, Camosine n°123
Roland Niaux, « Pays d’Art et d’Histoire du Mont Beuvray ».

École des soeurs, à propos d’Hortense Marceau

Les documents n° 00706 et 00707 nous ont été confiés par Christian Lemaître, qui les avait trouvés chez sa tante Hortense Marceau à Glux.

Hortense Marceau, cabaretière à Glux, est née en 1887, et aurait fréquenté « l’école de soeurs ».

On peut supposer que si ces photos se trouvaient chez elle, c’est qu’elle y figurait parmi les enfants.

Si c’est le cas, on peut en déduire la plage chronologique dans laquelle ces documents peuvent s’inscrire : les enfants ayant probablement entre 6 et 13 ans.

En ce qui concerne Hortens Marceau, cela signifie – si elle est sur ces photos – que ces clichés ont été pris entre 1893 et 1900.

 

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À suivre : prochainement, des comparaisons et des rapprochements
(réalisés par Ghislaine Marceau)
pour essayer d’identifier des personnes sur ces documents, dont Hortense Marceau

L’échenault et la goutière

L’échenault indique également et surtout, du moins à Glux et villages voisins, la goutière principale qui descendait du toit et amenait l’eau de pluie dans un récipient – une expression « Vé don leve ta maings sous l’échenault  » : « Va laver tes mains sous la goutière ».

Les maisons sont pour la plupart construites en dévers pour éviter l’humidité en général derrière ou sur le coté – on faisait une tranchée, parfois 2, appelée « une querrée » – les échenaults se terminaient souvent dans la querrée.

Commentaire de Jean-René Suzeau

Toponymie et archéologie

À propos du nom de « l’Echenault »

Voir cette page sur le site de Rolland Niaux :

Histoire et archéologie – Morvan et Bourgogne – Articles en ligne de Roland Niaux

Extrait :

Echenau, les Chenaux, l’Echenault indiquent canaux ou tranchées (A St. Léger-sous-Beuvray, les Chenaux, entre les Dués et Chevigny, carrières de pierres d’époque indéterminée).

Voir également sur la même page :

Chaise – Chapelle – Fontaine – Fou – Les Planches – Ville

© Roland Niaux 1998 (Publication électronique : Mars 2006)

D’où vient le nom « Echenault » ?

Bonjour,

Sans doute êtes-vous versés en patois nivernais ?

Plusieurs lieu-dit du département de la Nièvre, dont un à Glux, s’appellent soit L’Échenau, soit L’Échenault, L’Échenot ou Lechenneau.

Qu’est ou qu’était donc un échenau?

Je vous remercie pour votre réponse qui fera plaisir à un monsieur DELÉCHENAULT de ma connaissance et descendant des DELÉCHENAULT d’Arleuf.

Meilleures salutations depuis le fin fond du Costa Rica

Franck GORIN

00694 – Battage à la Planche en 1974

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Battage à “la Planche”, le 30 août 1974

“La Planche” est le nom d’un groupe de maison qui se trouve entre Saint Prix et Villechaise.

Un moulin se trouve sur le cours d’eau qui y passe : autrefois, on y apportait du grain pour faire de la farine pour les animaux.

00051 – Mariage de Marcelle Doreau et Denis Beauzon – début années 1970

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Personnes identifiées sur la photo (de gauche à droite et de haut en bas) :

1
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3    Alain Doreau
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11    Yvonne Duvernoy
12    Jean Clément
13    Alice Duvernois
14    Yves Jarrin
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18    Odette Doreau
19    Jean Defosse – L’Écarie
20
20    Alice Merval
21    André Martin
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24    Maria Bouderlique – Villechaise
25    Guy Bondoux – Villechaise
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31
32    Denis Beauzon
33    Marcelle Doreau
34    Étienne Doreau
35    Lucienne Duvernoy
36    Lazare Merval
37    Lucie Merval
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00121 – Fernand Roullot transporte du bois de chauffage sur la route d’Anverse – années 1970 ?

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Fernand Roullot, né en 1925, s’apprête à décharger son bois dans son bûcher à Anverse.

Il s’agit de ses deux dernières vaches.

La photograhie a été prise par des vacanciers à Anverse même, à côté de la maison d’Henri Pauchard.