J’ai fait la guerre, j’ai dû tirer, mais je n’ai jamais visé un homme…

Dans sa compagnie, on l’appelait « le vieux Pierre ».

Pierre Duvernoy a fait sept ans et quarante cinq jours de guerre et de service militaire, il fut soldat, brancardier, tambour…

Il parlait du chemin des Dames, de Verdun, de Douaumont et des tranchées… dix huit mois sans coucher dans un lit…

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Il disait : « J’ai fait la guerre, j’ai dû tirer, mais je n’ai jamais visé un homme… ».
Il n’a jamais voulu de grades, il fut blessé…

Aimé et respecté de tous, il détesta la guerre toute sa vie.

 

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Le « Vieux Pa »

Pierre Pauchard était né en 1852, il est décédé en 1931.

Cet homme vivait à Villechaise, dans l’actuelle maison d’Elisabeth Duvernoy (la grand-mère d’Elisabeth, prénommée Marie elle-aussi, était une des soeurs de Pierre Pauchard).

Pierre est resté veuf assez tôt – en 1891, à 39 ans.

Il était surnommé le “Vieux Pa”.

Si l’on suit les données généalogiques en lien sur le blog (merci Annie), ce « Vieux Pa » avait un lien de filiation avec Etienne Doreau, petit garçon auquel son père – Pierre Doreau – s’adresse en 1914

Lorsque Pierre Doreau évoque un “Vieux Pa”, il peut évoquer cet ancêtre commun – Pierre Pauchard, alors âgé de plus de 60 ans et grand oncle d’Etienne…

En effet, la mère d’Etienne – Lazarette, était sa nièce ; elle n’avait pas 30 ans en 1914 (Lazarette, fille de Jeanne Pauchard, née en 1849, et soeur de Pierre Pauchard).

Article de Ghislaine Marceau – août 2007

École des soeurs, à propos d’Hortense Marceau

Les documents n° 00706 et 00707 nous ont été confiés par Christian Lemaître, qui les avait trouvés chez sa tante Hortense Marceau à Glux.

Hortense Marceau, cabaretière à Glux, est née en 1887, et aurait fréquenté « l’école de soeurs ».

On peut supposer que si ces photos se trouvaient chez elle, c’est qu’elle y figurait parmi les enfants.

Si c’est le cas, on peut en déduire la plage chronologique dans laquelle ces documents peuvent s’inscrire : les enfants ayant probablement entre 6 et 13 ans.

En ce qui concerne Hortens Marceau, cela signifie – si elle est sur ces photos – que ces clichés ont été pris entre 1893 et 1900.

 

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À suivre : prochainement, des comparaisons et des rapprochements
(réalisés par Ghislaine Marceau)
pour essayer d’identifier des personnes sur ces documents, dont Hortense Marceau

L’échenault et la goutière

L’échenault indique également et surtout, du moins à Glux et villages voisins, la goutière principale qui descendait du toit et amenait l’eau de pluie dans un récipient – une expression « Vé don leve ta maings sous l’échenault  » : « Va laver tes mains sous la goutière ».

Les maisons sont pour la plupart construites en dévers pour éviter l’humidité en général derrière ou sur le coté – on faisait une tranchée, parfois 2, appelée « une querrée » – les échenaults se terminaient souvent dans la querrée.

Commentaire de Jean-René Suzeau

Toponymie et archéologie

À propos du nom de « l’Echenault »

Voir cette page sur le site de Rolland Niaux :

Histoire et archéologie – Morvan et Bourgogne – Articles en ligne de Roland Niaux

Extrait :

Echenau, les Chenaux, l’Echenault indiquent canaux ou tranchées (A St. Léger-sous-Beuvray, les Chenaux, entre les Dués et Chevigny, carrières de pierres d’époque indéterminée).

Voir également sur la même page :

Chaise – Chapelle – Fontaine – Fou – Les Planches – Ville

© Roland Niaux 1998 (Publication électronique : Mars 2006)